Afrique : la politique des prétendants à l’Élysée

Le premier tour de la présidentielle française est prévu le 23 avril prochain. Quelles sont les positions des principaux candidats sur les sujets africains ? Quels sont leurs projets ?

Entre les costumes offerts par Robert Bourgi à François Fillon, la surprenante visite de Marine Le Pen au Tchad ou encore la sortie controversée d’Emmanuel Macron en Algérie, on a finalement (un peu) parlé d’Afrique dans cette campagne présidentielle française, davantage marquée par les « affaires » que par les débats de fond.

Alors que les candidats n’ont pas choisi de mettre d’accent particulier sur la politique internationale dans leurs programmes respectifs, en dehors du volet européen, il fallait savoir lire entre les lignes pour dresser le portrait africain des prétendants à la succession de François Hollande. Un président français qui aura, au final, beaucoup marqué le continent avec ses pas de général en chef des armées.

Militaire, humanitaire ou commercial ?

Le treillis présidentiel restera-t-il de mise durant les cinq prochaines années ? Faut-il davantage s’attendre à une tenue d’humanitaire ? Un costume de VRP ? Réponse en mai prochain. Mais des divergences apparaissent déjà.

Si l’Afrique est « le continent de l’avenir » pour Emmanuel Macron, sans doute le candidat le plus consensuel, ce dernier compte sur l’Europe pour mettre en place une véritable politique africaine.

Marine Le Pen ressort quant à elle le vieil adage « ni abandon, ni ingérence », en soignant toutefois sa cote auprès des militaires de l’opération Barkhane, rempart contre un terrorisme islamiste devenu l’un des axes majeurs de la campagne anxiogène du Front national.

De leur côté, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon espèrent faire entrer davantage la France dans l’ère du soutien aux sociétés civiles africaines, voire même, pour le candidat d’extrême-gauche, utiliser les multinationales françaises pour faire pression sur certains dirigeants jugés autocrates. Enfin, François Fillon, qui a l’expérience des affaires, prévoit d’axer sa politique africaine sur le soutien aux entreprises françaises.

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